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Il suffit de lever les yeux : les échafaudages qui poussent un peu partout sont l’indice d’une année exceptionnelle pour la construction au Québec. Plâtriers, électriciens, briqueteurs et autres ferblantiers ont de beaux jours devant eux. Pourtant, ils sont de moins en moins nombreux.

Il manquerait plus de 25 000 salariés dans le secteur de la construction au Québec, selon les estimations les plus récentes. Une pénurie de main-d’œuvre dont les entrepreneurs souffrent chaque année davantage.

L’Association de la construction du Québec estime en effet à près de 180 millions le nombre d’heures de travail cumulées en 2019. C’est 10 % de plus qu’en 2018.

Les secteurs ayant connu les plus fortes hausses de déclaration de besoin sont l’institutionnel et le commercial (en hausse de 26 % comparativement à 2017) et le résidentiel (en hausse de 7 %), d’après un rapport publié en mars dernier par la Commission de la construction du Québec.

Or, chaque année, près de 20 000 travailleurs raccrochent leur casque de construction, principalement pour partir à la retraite.

De quoi donner des maux de tête aux entrepreneurs. Heureusement, Emploi Québec s’est penché sur le dossier en mettant en place plusieurs mesures.

On souhaite avoir davantage recours aux travailleurs étrangers temporaires, favoriser les investissements dans la machinerie et adapter les conditions de travail pour accroître la rétention des travailleurs.

En octobre dernier, l’Association de la construction du Québec a quant à elle organisé un salon de l’emploi « 100 % construction » à Québec. En mars prochain, ce sera au tour de Montréal.

L’Association a aussi créé un portail de référencement pour aider les entrepreneurs à trouver des organismes, des programmes de financement et des conseils en matière d’employabilité et de rétention de la main-d’œuvre.

Selon la Commission de la construction du Québec, cette situation de pénurie de main-d’œuvre est cependant provisoire.

Après les sommets de 2018 et 2019, on entrevoit un ralentissement graduel d’ici 2023. De plus, il y a de l’espoir du côté des jeunes : pour chaque salarié de la construction de plus de 55 ans, on en compte 1,82 qui a moins de 30 ans. Une bonne nouvelle pour les entrepreneurs… et pour leurs clients !

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