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L’égalité des sexes progresse dans plusieurs milieux professionnels, dont celui de la construction. Le nombre de femmes actives a dépassé les 3 500 en 2018, en progression de plus de 50 % depuis 2013.

La proportion de femmes dans les métiers de la construction atteint ainsi 2,13 %. Le résultat n’est pas encore à la hauteur de la cible (3%) fixée par l’Association de la construction du Québec (ACQ), mais la tendance des dernières années démontre que les progrès accomplis sont irréversibles.

 « C’est un enjeu qui nous préoccupe beaucoup. En contexte de pénurie de main-d’œuvre, nous avons besoin de tous les talents », affirme Guillaume Houle, responsable des affaires publiques pour l’ACQ.

Des efforts concertés

Pour rectifier le tir et accroître la mixité sur les chantiers, différents acteurs de l’industrie ont uni leurs efforts pour mettre sur pied, en 1997, le Programme d’accès à l’égalité des femmes dans l’industrie de la construction (PAEF).

Cette première mouture du PAEF n’ayant pas donné les résultats escomptés, une version revampée a été lancée en 2015.

Le nouveau plan d’action comprend une quarantaine de mesures.

La Commission de la construction du Québec s’est par exemple engagée à prioriser toutes les femmes correspondant aux critères de l’employeur lorsqu’elle propose de la main-d’œuvre.

Le PAEF prévoit également des incitatifs financiers. Les entreprises qui embauchent une femme peuvent ainsi profiter d’une subvention équivalant à 30 % du salaire, et ce, jusqu’à concurrence de 10 000 $ pour une durée de 52 semaines.

Plusieurs entreprises, dont Habitations Trigone, estiment que les femmes sont un atout important pour leur équipe et n’hésitent pas à procéder à leur embauche lorsque l’occasion se présente.

C’est le cas pour Geneviève Thibault, charpentière-menuisière chez Habitations Trigone qui a toujours eu le désir et la volonté de travailler sur des chantiers de construction. Cette détermination, sa passion et ses compétences ont rapidement suscité l’intérêt des employeurs.

Mylène Boudreault, charpentière-menuisière, Mélanie Masse, chargée de projet et Geneviève Thibault, charpentière-menuisière font partie de l’équipe chargée de la réalisation du projet Éco Quartier de la Gare à Brossard

« Les gens près de moi m’ont toujours encouragée à réaliser mon plan de carrière et mon employeur m’a fourni tous les renseignements nécessaires pour que ma formation et l’apprentissage sur le terrain soient bénéfiques pour moi », indique Mme Thibault.

Même si de plus en plus de femmes travaillent dans le domaine de la construction, il reste que c’est toujours un secteur majoritairement masculin. Heureusement, la résistance et les commentaires négatifs sont devenus presque inexistants.

« Le milieu de la construction est beaucoup plus accueillant que certaines personnes le pensent. Dès mes premières semaines, j’ai reçu un accueil positif et je me suis sentie à ma place.» ajoute Mme Thibault.

«Sur les chantiers sur lesquels je travaille, femme ou homme, c’est la compétence qui compte »,

Geneviève Thibault, charpentière-menuisière chez Habitations Trigone

D’ailleurs, depuis quelques années, l’Association de la construction du Québec octroi à Habitations Trigone, la mention de reconnaissance Certifié Mixité qui reconnaît les engagements des employeurs qui ont à leur emploi des femmes sur leurs chantiers.

Julie Brunelle, conseillère en orientation à l’École des métiers et occupations de l’industrie de la construction de Québec, est du même avis.

« Pour la nouvelle génération, il n’y a pas de métiers réservés aux femmes et d’autres réservés aux hommes. Cette année, nous avons même un groupe de peinture en bâtiment qui est majoritairement féminin. Nous avons aussi un groupe de carrelage dans lequel près de la moitié des élèves sont des filles », se réjouit-elle.

Augmentation

L’année 2018 marque un pas quant à la progression de la présence des femmes sur les chantiers, avec 3 520 femmes actives, représentant 2,13 % de la main-d’œuvre, comparativement à 1,92 % en 2017, selon des données de l’Association de la construction du Québec.

 

Voilà qui augure bien pour l’avenir !